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vendredi 10 mars 2017

Photo de papillon nocturne : Polyphème d'Amérique - Antheraea polyphemus - Polyphemus Moth - Phalaena polyphemus


Papillons du Canada - Lépidoptères du Québec - Faune des USA - Insectes du Mexique
Photo de Polyphème - Photos de Saturnidés
 
(Sous réserve de bonne identification)



Ordre : Lepidoptera - Lépidoptères
Famille : Saturniidae - Saturnidés
Tribu : Saturniini
Genre : Antheraea
Espèce : Antheraea polyphemus

Mots-clés : Saturniidae Antheraea Polyphème Phalaena Papillons



Le Polyphème d'Amérique (Antheraea polyphemus, Syn. Phalaena polyphemus, Telea polyphemus) est un lépidoptère appartenant au sous ordre des Ditrysia, à la super famille des Bombycoidés (Bombycoidea), à la famille des saturnidés (Saturniidae), à la sous famille des Saturniinae, à la tribu des Saturniini et au genre Antheraea.

Le Polyphème d'Amérique, comme son nom le laisse supposer, est originaire d'Amérique. Pour être plus précis ce papillon nocturne est originaire d'Amérique du nord (Canada, USA et Mexique). Le Polyphème d'Amérique semble absent de l'Arizona, du Nevada, de Hawaï, de Terre-Neuve et le l'Alaska.

Le Polyphème d'Amérique est un papillon nocturne qui fréquente les forêts boréales, les forêts décidues et les forêts mixtes, les bosquets, les ripisylves, les vergers les jardins arborés et les parcs urbains. Attiré par la lumière, il est possible de l'observer en zone périurbaine et urbaine. En fait on retrouve ce lépidoptère non loin des essences nourricières de la larve.

L'imago du Polyphème d'Amérique possède une envergure alaire comprise entre 10 et 15 centimètres. La couleur des ailes est variable, ce qui explique le nombre de sous espèces décrites. Les couleurs s'inscrivent dans une palette allant du jaune beige au brun foncé en passant parfois par le rougeâtre. La marge des ailes est souvent plus claire que le reste des ailes. Une ligne blanchâtre à rosâtre, plus ou moins rehaussée de noir sépare la bordure claire du reste de l'aile. Les pièces buccales sont réduites, l'adulte ne se nourrissant pas. Les antennes, plumeuses, sont très développées chez le mâle et plus réduites chez la femelles. Grâce à ses antennes le mâle peut détecter les phéromones des femelles sur de très grandes distances.

Les ailes du Polyphème d'Amérique présentent toutes un ocelle. L'ocelle des ailes antérieures est bordé de jaune. L'ocelle des ailes postérieures, plus étendu, est également bordé de jaune mais il s'inscrit dans une tache sombre allongée, délimitée dans sa partie supérieure, par un fin liseré plus ou moins rosé. Le "cœur" de ces ocelles est constitué d'une zone translucide, dépourvue d'écailles.

Ce sont ces ocelles qui sont à l'origine du nom de l'espèce "polyphemus". En effet ce terme fait référence au Cyclope Polyphème, fils du dieu de la Mer, Poséidon, et de la nymphe Thoosa. Souvenez-vous, il s'agit du cyclope dont Ulysse (se faisant appeler "personne"), et ses compagnons ont crevé l'œil avec un pieu pour s'enfuir.

Ces ocelles ne sont pas là pour faire joli (du moins pas seulement). Ils sont destinés à leurrer les prédateurs en leur faisant croire que ce sont des yeux. Le prédateur, voyant ces gros yeux, imagine une proie plus grosse et poursuit son chemin. S'il décide néanmoins d'attaquer il n'atteindra que les ailes et le papillon, avec un peu de chance, sera sauf mais avec des ailes en mauvais état.

Les œufs sont pondus, isolément ou en petits groupes de 2 à 3, sur le revers des plantes nourricières, qui sont très nombreuses. Parmi ces plantes nourricières on peut citer les bouleaux comme par exemple : le bouleau pubescent (Betula pubescens), le bouleau flexible ou merisier rouge (Betula lenta), le bouleau verruqueux (Betula pendula), les saules comme le saule blanc (Salix alba), le saule fragile (Salix fragilis), divers chênes comme le chêne blanc d'Amérique (Quercus alba), le chêne rouge d'Amérique (Quercus rubra), le chêne des marais (Quercus palustris), un certain nombre d'érables comme l'érable à sucre(Acer saccharinum), l'érable du Manitoba (Acer negundo), les aulnes (Alnus sp.), févier d'Amérique (Gleditsia triacanthos), les hêtres (Fagus sp.), l'amélanchier du Canada (Amelanchier canadensis), certains charmes (Carpinus sp.), les caryers comme par exemple le caryer cordiforme (Carya cordiformis), le châtaigner (Castanea sativa), les noisetiers (Corylus sp.), l'aubépine (Crataegus), les peupliers (Populus sp.), le tilleul d'Amérique (Tilia americana)…

Dans les vergers les œufs sont pondus sur diverses espèces comme le noyer cendré (Juglans cinerea) et le noyer noir (Juglans nigra), les pommiers et pommetiers (Malus sp.), divers représentants du genre prunus (amandiers, cerisiers, pruniers, pêchers…), les poiriers (Pyrus), les groseilliers (Ribes sativum), la vigne (Vitis sp.)… La liste est très loin d'être exhaustive.

Les œufs (200 à 300) éclosent au bout de 10 à 15 jours suivant les conditions climatiques. Les chenilles commencent par manger la coquille de l'œuf (chorion). Dans un premier temps les chenilles sont grégaires puis se séparent rapidement. Au premier stade les chenilles sont jaunes puis deviennent vertes aux stades suivants. La chenille du Polyphème d'Amérique est très vorace. Au cours de ses deux mois de vie elle consomme plus de 80.000 fois (certains auteurs indiquent 86.000 fois) son poids de naissance. Au cinquième et dernier stade la chenille mesure de 4 à 7 centimètres de long, sa capsule céphalique est brun rougeâtre et chaque segment, marqué d'une bande étroite claire, arbore des tubercules roses portant des scoli. En fait la chenille du Polyphème d'Amérique est assez semblable à celle du Papillon lune (Actias luna), sauf que cette dernière possède une ligne horizontale sur chaque côté.

Lorsque la chenille du Polyphème d'Amérique atteint son développement maximal elle tisse un cocon de soie à l'intérieur duquel elle entreprend sa nymphose. Ce cocon est fixé aux feuilles et aux banches de la plante hôte. Il arrive très souvent qu'à l'automne ce cocon choit en même temps que les feuilles. La nymphose s'effectue généralement en deux semaines sauf pour le stade hivernant.

En général il a été constaté que les mâles émergeaient un à 2 jours avant les femelles. Les émergences ont lieu le plus souvent en fin de matinée ou en début d'après midi. Le soir même de son émergence la femelle émet des phéromones pour attirer les mâles. L'accouplement a souvent lieu le soir même et dure très longtemps (jusqu'au matin et même plus selon certains auteurs). La femelle peut commencer à pondre dès le soir venu.

Les imagos ne se nourrissent pas. Ils vivent sur les réserves accumulées à l'état de larve. Toute leur vie d'adulte est tournée vers la perpétuation de l'espèce. Le mâle meurt rapidement après l'accouplement. La femelle meurt à son tour peu après la ponte des œufs. L'imago vit au maximum de 7 à 8 jours, pas plus.

En fonction de la latitude et du climat le nombre de cycles annuels est variable. Dans les zones les plus septentrionales le Polyphème d'Amérique est univoltin. Il vole généralement depuis la mi-juillet jusqu'à la fin du mois d'août. Dans la plus grande partie des USA il y a deux générations par an (bivoltin). Les adultes volent alors d'avril à mai et de juillet à août. Dans les zones les plus méridionales l'espèce est multivoltine et on peut observer des adultes tout au long de l'année avec parfois une diapause en janvier.
 
 
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