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dimanche 12 mars 2017

Photo d'oiseau : Merle d'Amérique - Turdus migratorius - American robin - Rouge-gorge du Québec

Faune d'Amérique - Oiseaux du Québec - Oiseau à gorge rouge
Oiseau qui ressemble à un Rouge-gorge
 
(Sous réserve de bonne identification)




Ordre : Passeriformes
Famille : Muscicapidae - Muscicapidés - Turdidae - Turdidés (Merles et Grives)
Tribu : Turdini
Genre : Turdus
Espèce : Turdus migratorius

Mots-clés : Muscicapidae Turdidae Turdus Merle

Le Merle d'Amérique (Turdus migratorius), appelé parfois "Rouge gorge" par les québécois ou plus rarement "Merle migrateur", est un passereau diurne, partiellement migrateur, originaire comme son nom l'indique d'Amérique et plus précisément d'Amérique centrale (Guatemala), des Caraïbes (Bahamas, Cuba, Haïti, Porto Rico) et d'Amérique du Nord (Mexique, Etats Unis et Canada). Le Merle d'Amérique a été également observé parfois comme vagabond dans divers pays nord européens (Allemagne, Autriche, Belgique, Grande Bretagne, Suède...).

La littérature ancienne nous livre de nombreux noms vernaculaires pour cet oiseau (vous pouvez enrichir cette liste en me laissant un commentaire). Jugez-en :
• Grive du Canada (Encyclopédie méthodique - 1823)
• Grive erratique (Catalogue des oiseaux de la province de Québec - 1889)
• Grive migratrice (Revue d'histoire naturelle appliquée - 1920)
• Litorne du Canada (Œuvres complètes de Buffon - 1846)
• Merle erratique (Bulletin de la Société́ philomathique de Paris - 1911)
• Merle messager (Traité d'ornithologie - 1831)
• Robin d'Amérique (Bulletin de la Société nationale d'acclimatation de France - 1914)
• Turde émigrant (Dictionnaire Emile Littré - 1872)

Le Merle d'Amérique fréquente les forêts ouvertes de plaine et de montagne (de feuillus, mixtes ou de résineux), les forêts dégradées, les forêts tropicales humides, les plaines arborées, les vergers... Il est très abondant à proximité des installations humaines, dans les parcs et jardins, ainsi que dans les zones agricoles.

Le Merle d'Amérique est un passereau migrateur partiel dont la population était estimée à 320.000.000 d'individus en 2003. A l'automne les populations nordiques migrent, de jour, progressivement, vers le sud. Les populations situées le plus au sud ne migrent pas. Certaines populations de Merles d'Amérique situées au nord de l'aire de répartition choisissent de ne pas migrer, notamment lorsque les réserves de nourriture sont suffisantes. Au Québec par exemple certains Merles d'Amérique ne migrent pas et peuvent être observés en train de se nourrir sous les Pommetiers avec les Jaseurs boréaux.

La migration de retour, vers le nord, commence vers la fin du mois de février. Les populations nordiques suivent la remontée progressive des températures et le dégel des sols. Le plus souvent le Merle d'Amérique regagne l'aire de reproduction qui était la sienne l'année précédente.

Le Merle d'Amérique mesure de 24 à 28 centimètres de long pour un poids moyen de 77 grammes. Les mâles sont légèrement plus gros que les femelles. Le plumage du Merle d'Amérique est brun sur les parties supérieures, rougeâtre sur la poitrine et le ventre, et blanc sous la queue. La tête est noire, la gorge est striée de noir et de blanc, le bec est jaune et l'œil est cerné de blanc. Les femelles sont moins colorées que les mâles.

Le Merle d'Amérique est omnivore. Au printemps et en été il se nourrit essentiellement au sol, de vers de terre, de chenilles et d'insectes divers. Lorsque la saison des fruits arrive il devient frugivore et s'attaque à toutes sortes de fruits sauvages ou cultivés.

Lors de la migration de retour les mâles arrivent les premiers dans la zone de reproduction et définissent leur territoire, ce qui donne lieu à d'âpres disputes. Lorsque les femelles arrivent à leur tour, elles choisissent un mâle et l'emplacement où sera édifié le nid à l'intérieur du territoire. Le Merle d'Amérique est monogame mais les couples ne sont généralement constitués que pour une saison.

La première nidification a lieu vers le mois d'avril. Le nid est construit généralement par la femelle seule. Il s'agit d'une coupe constituée d'herbe, de débris divers, le tout lié avec de la boue. La construction du nid peut prendre jusqu'à une semaine. Parfois le Merle d'Amérique préfère occuper un nid abandonné qu'il se contente de rénover. Pour la première couvée le nid est construit généralement dans un conifère ou un arbre à feuilles persistantes car à cette période de l'année les arbres à feuilles caduques ne possèdent pas encore leur feuillage, notamment au nord de l'aire de répartition. En milieu urbain le nid peut être situé sur une corniche ou tout endroit convenable offert par les constructions.

La femelle peut avoir de 1 à 3 couvées par an, mais plus généralement deux. Chaque couvée est constituée de 3 à 4 œufs bleus. L'incubation, effectuée presque entièrement par la femelle, dure de 12 à 14 jours. A leur naissance les oisillons, pèsent autour de 5 grammes. Les jeunes Merles d'Amérique restent au nid environ deux semaines, nourris conjointement par les deux parents. Ils restent cependant dépendants de leurs parents pendant encore une douzaine de jours. Souvent la femelle construit un nouveau nid et entreprend une nouvelle couvée avant que les oisillons ne soient totalement indépendants. Dans ce cas, c'est le mâle qui les prend en charge. La maturité sexuelle est atteinte vers l'âge de 1 an. La longévité du Merle d'Amérique, bien qu'elle puisse atteindre 14 ans, ne dépasse guère 2 à 3 ans en moyenne.

Le taux de survie du Merle d'Amérique est donc assez faible. On estime qu'un seul jeune sur 4 atteint l'automne. Il faut dire que les prédateurs ne manquent pas non plus. On peut citer la Corneille d'Amérique (Corvus brachyrhynchos), l'Ecureuil roux d'Amérique(Tamiasciurus hudsonicus), l'Ecureuil gris (Sciurus carolinensis), le Quiscale bronzé (Quiscalus quiscula), le Corbeau commun (Corvus corax), le Geai bleu (Cyanocitta cristata), la Chouette rayée (Strix varia), l'Epervier brun (Accipiter striatus), le Grand-duc d’Amérique (Bubo virginianus), le Raton laveur (Procyon lotor), le Lynx roux (Lynx rufus), le Tamia rayé (Tamias striatus), et bien d'autres encore. En milieu urbain le pire ennemi du Merle d'Amérique est le chat domestique (Felis silvestris).

Plusieurs noms scientifiques ont été utilisés pour désigner le Merle d'Amérique, et notamment :
Merula migratoria
• Turdus canadensis

Le Merle d'Amérique est l'oiseau emblème des Etats du Connecticut, du Michigan et du Wisconsin.
 
 
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